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Consultation publique sur les changements climatiques à LaSalle-Émard-Verdun

Consultation publique sur les changements climatiques à LaSalle-Émard-Verdun

Organisée par David Lametti, député et secrétaire parlementaire, Commerce international

Le 12 juin 2016

Centre communautaire Dawson, 666, rue Woodland, Montréal (Québec)

La consultation publique sur les changements climatiques était animée par David Lametti, député et secrétaire parlementaire de la ministre du Commerce international et modéré par Me Chloé D’Astous. On a commencé la consultation par une introduction et de l’information sur les changements climatiques. Ensuite les participants ont eu l’occasion de poser des questions au moyen des deux micros installés dans la salle. Environ 80 participants étaient présents, de nombreux provenant de la circonscription de LaSalle-Émard-Verdun.

Voici un résumé des commentaires des participants :

Pétrolières 

Le gouvernement devrait mettre un terme aux activités de lobbying des pétrolières d’avoir de l’influence et cesser de les subventionner (le participant dit que c’est le début de la fin pour les pétrolières, il donne l’exemple de Shell qui a laissé tomber ses projets de forage dans l’Arctique). Les pétrolières disposent de nombreuses ressources. Le gouvernement devrait parler au nom de ceux qui n’ont pas autant de ressources pour se faire entendre, comme les groupes environnementaux.

Pipelines

Le Canada devrait cesser d’extraire du pétrole et le laisser dans le sol. Penser qu’il est possible de construire des pipelines et de contrer les changements climatiques revient à nier les changements climatiques.

L’économie canadienne en a toujours été une d’extraction. À l’époque du Klondike, les citoyens en ont profité et ont laissé le gouvernement réparer le gâchis.

Les investissements en infrastructures pétrolières nous contraindront à une voie de développement. Comment pouvons-nous à la fois construire des pipelines et réduire les émissions au cours des 30 prochaines années?

Développement de technologies vouées aux énergies renouvelables

En cessant d’exploiter le pétrole, nous serions forcés de nous consacrer à la découverte de sources renouvelables d’énergie, ce qui entraînerait la création de nouveaux emplois dans l’économie verte. Pensons aux 5 pays européens qui ont signé à Amsterdam une déclaration sur l’huile de palme. Ils déploient des efforts concrets pour importer des huiles (énergies) durables.

Un participant a parlé de l’initiative Iron and Earth qui aide les citoyens souhaitant approfondir leur formation en matière d’énergie renouvelable. (http://www.ironandearth.org/)

Pour la transition énergétique : 1) Développer des habitudes des vertes carboneutres. 2) Développer l’énergie solaire. Ça nous permet d’éviter les fluctuations dans le domaine du pétrole et du gaz.

La technologie est utile, mais sans changement de comportement nous ne pouvons pas avoir un changement permanent.

Les fermiers sont souvent les premiers à souffrir des impacts climatiques. Il faut avoir des fonds pour aider à la transition des fermes vers les énergies renouvelables.

PTP

Nous ne devrions pas ratifier le PTP parce qu’il liera les mains du gouvernement et permettra aux entreprises de poursuivre le gouvernement. Il n’est même pas question d’opposer l’économie et l’environnement parce que le PTP sera néfaste pour les deux.

Critique sur le très long texte du PTP et les menus détails juridiques complexes qui y sont cachés.

Le PTP sera catastrophique pour l’économie. Nous avons déjà des ententes avec la plupart des pays de taille parties au partenariat. Cette entente entraînera peu de gains et d’énormes pertes de pouvoirs.

En vertu du PTP, le système de quotas s’appliquant à de nombreux produits essentiels au Canada sera remis en question. Ces règlements aident les producteurs locaux.

Le PTP incitera encore davantage les entreprises à sous-traiter leur production dans les pays où on néglige les normes de l’environnement et du travail. Le libre-échange n’est pas toujours la voie à suivre. Le lait, les œufs et la volaille devraient être protégés.

Réduire les émissions

Les émissions du Canada sont trop élevées.

Transport

On a besoin de fluidité dans les transports en commun et de voies réservées pour rendre ce transport plus efficace. Les gens auront moins besoin d’une voiture.

Dans LaSalle-Émard-Verdun, il faudrait pouvoir voyager en groupe. Il nous faut un système de covoiturage pour diminuer la pollution provenant des voitures.

Transport interurbain : Nous utilisons beaucoup de voitures et d’autobus qui polluent. Le gouvernement pourrait-il avoir des discussions avec les provinces pour développer des trains à grande vitesse électriques qui vont accélérer la croissance économique? Quand les gens se déplacent plus rapidement, les affaires s’en portent mieux.

Réactions des communautés 

Achat local. Vaut mieux acheter chez nous si c’est produit pas très loin et si c’est à prix raisonnable.

Isoler les vieux logements qui perdent beaucoup d’énergie et coûtent cher à chauffer.

Laissez les villes mener la charge! Responsabilisez les gens. Déléguez des pouvoirs aux administrations municipales.

Jean François Parenteau (maire de Verdun) a besoin de plus de pouvoir pour continuer son bon travail. Les initiatives devraient provenir des collectivités, et non imposées par les dirigeants.

Écologie industrielle. Mettre les entreprises ensemble pour qu’elles s’entraident et qu’elles créent des groupes de discussion. Il faut qu’elles réduisent l’utilisation de camions dans le transport de biens. Cela permettrait de réduire les émissions significativement.

Économie

L’économie, c’est l’éléphant dans la pièce. Nos problèmes ont commencé quand les Américains ont approché les Saoudiens pour leur offrir de protéger la famille royale en échange de pétrole à négocier en dollars américains.

Nous devons envisager d’autres mesures que le PIB comme indicateur économique. Nous avons besoin d’un indicateur social. Nous devons remettre en question le paradigme de la croissance économique. Notre planète a ses limites et la croissance exponentielle ne peut pas se poursuivre pour l’éternité.

Nous devons avoir l’assurance que vous nous protégerez contre les multinationales.

Carbone : étiquettes, taxes et prix

Le gouvernement devrait exiger qu’on intègre la teneur en gaz à effet de serre ou la teneur en contenu écologique à l’étiquetage de nos produits.

On suggère que le gouvernement fédéral impose un prix sur le carbone. Il faut redistribuer une partie des revenus engendrés par les compagnies pétrolières aux citoyens. Deux tiers des citoyens en profiteraient parce que beaucoup utilisent peu de pétrole. Je ne propose pas de taxe parce que le gouvernement ne conserverait pas les revenus. Il s’agirait d’un droit et d’un dividende parce qu’on les redistribuerait aux citoyens.

Communautés autochtones 

Nous devons respecter les communautés autochtones et de première ligne et les consulter.

Éducation

L’utilisation du carbone est trop élevée. La modération n’est jamais véhiculée. Il nous faut plus d’éducation en environnement. Moi j’ai été influencé par le multiculturalisme comme politique d’éducation. Pourquoi ne pas avoir la même chose par rapport à l’environnement?

Il faut investir plus d’argent en éducation. Il n’y avait qu’une seule experte en environnement à la Commission scolaire de Montréal. On a éliminé son poste. Nous avons contesté cette décision et elle a réintégré son emploi.

Nous devons prendre ce projet de combat contre les changements climatiques comme étant un effort global. Nous devons ajouter l’éducation à cette stratégie-là. Il est important d’intégrer une réflexion sur la citoyenneté à l’éducation des jeunes.

On voit beaucoup d’environnementalistes s’exprimer sur la place publique. Malheureusement, la population n’est pas convaincue, car nous faisons de moins en moins confiance aux experts. Alors il faudrait que les citoyens eux-mêmes s’approprient ce projet.

Il faut des outils de communication plus forts pour conscientiser les gens.